La cuisine statistique de l’UDC

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On vote dimanche sur l’initiative “contre l’immigration de masse”. L’UDC a produit des projections de croissance de la population dans ses encarts publicitaires qui ont déjà été critiquées par Martin Grandjean (ci-dessus). l’UDC base ses projections sur la croissance de la population si l’immigration restait à des niveau similaires à ceux de ces dernières années, où l’économie suisse s’est portée particulièrement bien.

Le meilleur moyen de comprendre que ces projections sont fausses est de regarder dans le passé. L’immigration en Suisse a fortement augmenté dans la seconde moitié des années 1980. Si l’on fait une projection basée sur le solde migratoire des années 1985-1991, la Suisse serait aujourd’hui en train de recevoir plus de 200’000 étrangers de plus chaque année (immigration moins émigration). Toutefois, la conjoncture s’est fortement fléchie à partir de 1991, avec un fort impact sur le niveau d’immigration. Le solde migratoire global s’est même approché de zéro en 1997, et il est en fait devenu négatif pour les citoyens européens (plus de citoyens européens ont quitté la Suisse qu’il n’y a eu d’arrivées). Comme le montre le graphique ci-dessous, l’immigration réelle a en fait été beaucoup plus faible que ce qui aurait pu être projeté, en particulier car l’immigration européenne est plus sensible à la conjoncture.

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Source: OFS.

One thought on “La cuisine statistique de l’UDC

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