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Which leagues are the main suppliers of players at the World Cup?

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The graph above represents a network of countries qualified for the World Cup 2018 and football leagues where players play. To draw it, I have used the official list of the 738 players qualified, and used it to draw a two-mode network where the countries they play for are the source, and the leagues where they play are the targets. Nodes are sized by the total number of players playing in each league, and each arrow indicates the number of players from each country playing in each league (you can click to get a bigger version). Not that many surprises here: The English premier League is the largest supplier with 124 players (almost 17 percent of all players!), followed by the Spanish Liga (81), the Bundesliga (67) and the Serie A (58, in spite of the fact that Italy is not qualified).

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The party systems of 12 European countries in 2018, in one chart.

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Data from the Chapel Hill Expert Survey 2018 has just been released. I have made the graph above using the data and using the usual two axes: left-right on the economy, and liberal/authoritarian.

Welfare States and the Birth of Immigration Control

How has the emergence and transformation of welfare states influenced immigration policies? Assuming that there is a trade-off between social rights and openness, has the expansion of welfare states over time led to a greater need for governments to control access via immigration control or restrictions on migrant rights? The transition from minimal state and open borders in the period 1870-1914 to the take-off in social spending and restrictive immigration policy in the period that followed points in this direction. However, can the causal link between these two policy domains be proven empirically? In this talk given at the LIMS seminar at Leiden University on March 14, 2018, I present some data and hypotheses on this connection.

Flipping the Classroom in Political Science Research Methods

Today we have the first post in a series on building a flipped course by Natascha van der Zwan and Alexandre Afonso. Both are assistant professors at the Institute of Public Administration at Leiden University, the Netherlands. 709 more words

via Flipping the Research Methods Classroom, Part 1 — Active Learning in Political Science ©

Share of people who think that jobs should be reserved for men when jobs are scarce.

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From the European Social Survey 2010. Hungary, the only country where a majority of people think that jobs should be reserved for men.

Est-ce que la radiotélé publique survivrait à NoBillag?

Les défenseurs de l’initiative No billag ne veulent plus admettre qu’ils souhaitent supprimer la radio et télévision publiques en Suisse. Le problème, c’est que les programmes de la RTS sont populaires, contrairement à l’organisme qui collecte les fonds pour les financer. Le sondage Iakom montre que les programmes publics en Suisse sont systématiquement mieux notés que les offres privées pour ce qui concerne la professionnalité, le contenu de l’information ou la neutralité des programmes (Figure ci-dessous). En 2011, un sondage montrait également que 64% des sondés étaient satisfaits des programmes de la télévision publique, et 74% de la radio. Le pourcentage de satisfaction des médias privés était bien plus bas.

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Niveau de satisfaction avec les programmes publics et privés (1=très mauvais; 5= excellent). En Bleu= Suisse Romande.

Face à ce constat, les initiants affirment maintenant que les personnes qui veulent les programmes de la RTS pourraient les financer sur une base volontaire, sans la contrainte de la redevance obligatoire. Il faut noter qu’il ne pourrait pas y avoir d’autre financement public fédéral de quelque sorte: le texte de l’initiative l’interdit expressément.

La question est de savoir si ce système purement volontaire fonctionnerait. En théorie, tout le monde payerait pour ce qu’il consomme. Puisque les suisses sont satisfaits des programmes de la RTS, pourquoi ne payeraient-ils pas d’eux-mêmes? En pratique, c’est très peu vraisemblable. C’est un phénomène que l’on connaît bien en économie: tout le monde veut toujours jouir de services sans en avoir à en payer le prix. On appelle ça le “dilemme de l’action collective”.

Ainsi, tout le monde veut de l’énergie électrique pas chère, mais personne ne veut habiter près d’une centrale nucléaire ou d’un dépôt de déchets radioactifs. Tout le monde veut pouvoir bénéficier d’une transplantation en cas d’accident mais nous avons un déficit chronique de donneurs d’organes. Il y a une myriade d’exemples qui prouvent que même si une majorité d’individus désirent un service ou un bien public, chacun va essayer de minimiser sa propre contribution, soit par choix délibéré, soit pas inertie, paresse ou manque de temps. C’est précisément pour cela que l’on a un système d’assurance maladie obligatoire. Aux Etats-Unis, où le système n’était pas obligatoire jusqu’à Obamacare, on a une masse très important de personnes non assurées mais qui utilisent tout de même les services de santé en situation d’urgence. Le résultat: le système Américain sans obligation est le plus cher des pays avancés. Ainsi, ce n’est pas parce qu’une masse d’individus bénéficieraient collectivement de quelque chose qu’il vont contribuer à le produire. C’est triste, mais c’est extrêmement normal.

Si la redevance TV devenait volontaire, il est très peu vraisemblable que la RSR puisse générer le même niveau de revenu et assurer les mêmes prestations, parce que des programmes d’information nationale et locale en 4 langues sont très chers à produire. Puisque la base de contributeurs diminuerait presque certainement, la redevance devrait augmenter sur une base plus petite de contribuables, rendant le système insoutenable. Alternativement, il devrait y avoir une augmentation considérable de la publicité. Contrairement à un système de souscription comme Netflix, qui peut vendre ses programmes dans des centaines de pays, des programmes comme Infrarouge ou Arena, ou les infos locales jurassiennes, ont une base de marché très petite. L’offre telle que nous la connaissons serait drastiquement réduite, et la satisfaction des téléspectateurs diminuerait certainement également. A ma connaissance, il n’y a aucun système de télévision publique qui est financé selon ce modèle.

La disparition ou la réduction massive de la SSR pourrait-elle être compensée par une offre privée? Pour savoir à quoi un système médiatique audiovisuel complètement privé ressemblerait, on peut penser à deux exemple: presse écrite suisse et la télévision américaine.

On sait bien ce qui s’est passé au cours des quinze dernière années dans la presse romande, où il n’y a pas d’acteur public: dans un marché petit marqué par le déclin des revenus publicitaires, la plupart des éditeurs romands ont été avalés par des mammouths alémaniques (Tamedia). Le feu Matin Bleu a été mangé par 20 Minutes qui recycle ses articles en allemand, le reste étant rédigé par des stagiaires. L’Hebdo a fermé ses portes, et le Matin, jadis le premier quotidien romand, va certainement enterrer son édition papier. Sur la ligne de touche, Christoph Blocher a racheté un bon nombre de journaux alémaniques avec une stratégie politique peu voilée.

Le deuxième exemple est la télévision américaine, où les grands réseaux privés (Fox, CNN, NBC) dominent les audiences sans interférence publique. Le résultat, ce sont des chaines hyper-politisées qui fonctionnent essentiellement en vase clos avec des profils idéologiques extrêmement marqués. Certains mettent en avant le role de la télévision dans le processus de polarisation qui a rendu la politique américaine si toxique au cours des dernières années. On ne saurait imaginer ce que ce genre de système dans un pays divers comme la Suisse pourrait créer.

Les arguments libertariens des pro-No Billag évoquent la liberté de choix comme argument, mais le monde dans lequel leurs utopies fonctionnerait n’existe malheureusement pas.

 

 

The Power of Economists in Government

My excellent colleague Johan Christensen has a new book out with Stanford on the power of economists in government. I talk to him about it here for the podcast we made for my research methods class with Natascha van der Zwan. New episodes will be up soon.