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Flipping the Classroom in Political Science Research Methods

Today we have the first post in a series on building a flipped course by Natascha van der Zwan and Alexandre Afonso. Both are assistant professors at the Institute of Public Administration at Leiden University, the Netherlands. 709 more words

via Flipping the Research Methods Classroom, Part 1 — Active Learning in Political Science ©

Share of people who think that jobs should be reserved for men when jobs are scarce.

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From the European Social Survey 2010. Hungary, the only country where a majority of people think that jobs should be reserved for men.

Est-ce que la radiotélé publique survivrait à NoBillag?

Les défenseurs de l’initiative No billag ne veulent plus admettre qu’ils souhaitent supprimer la radio et télévision publiques en Suisse. Le problème, c’est que les programmes de la RTS sont populaires, contrairement à l’organisme qui collecte les fonds pour les financer. Le sondage Iakom montre que les programmes publics en Suisse sont systématiquement mieux notés que les offres privées pour ce qui concerne la professionnalité, le contenu de l’information ou la neutralité des programmes (Figure ci-dessous). En 2011, un sondage montrait également que 64% des sondés étaient satisfaits des programmes de la télévision publique, et 74% de la radio. Le pourcentage de satisfaction des médias privés était bien plus bas.

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Niveau de satisfaction avec les programmes publics et privés (1=très mauvais; 5= excellent). En Bleu= Suisse Romande.

Face à ce constat, les initiants affirment maintenant que les personnes qui veulent les programmes de la RTS pourraient les financer sur une base volontaire, sans la contrainte de la redevance obligatoire. Il faut noter qu’il ne pourrait pas y avoir d’autre financement public fédéral de quelque sorte: le texte de l’initiative l’interdit expressément.

La question est de savoir si ce système purement volontaire fonctionnerait. En théorie, tout le monde payerait pour ce qu’il consomme. Puisque les suisses sont satisfaits des programmes de la RTS, pourquoi ne payeraient-ils pas d’eux-mêmes? En pratique, c’est très peu vraisemblable. C’est un phénomène que l’on connaît bien en économie: tout le monde veut toujours jouir de services sans en avoir à en payer le prix. On appelle ça le “dilemme de l’action collective”.

Ainsi, tout le monde veut de l’énergie électrique pas chère, mais personne ne veut habiter près d’une centrale nucléaire ou d’un dépôt de déchets radioactifs. Tout le monde veut pouvoir bénéficier d’une transplantation en cas d’accident mais nous avons un déficit chronique de donneurs d’organes. Il y a une myriade d’exemples qui prouvent que même si une majorité d’individus désirent un service ou un bien public, chacun va essayer de minimiser sa propre contribution, soit par choix délibéré, soit pas inertie, paresse ou manque de temps. C’est précisément pour cela que l’on a un système d’assurance maladie obligatoire. Aux Etats-Unis, où le système n’était pas obligatoire jusqu’à Obamacare, on a une masse très important de personnes non assurées mais qui utilisent tout de même les services de santé en situation d’urgence. Le résultat: le système Américain sans obligation est le plus cher des pays avancés. Ainsi, ce n’est pas parce qu’une masse d’individus bénéficieraient collectivement de quelque chose qu’il vont contribuer à le produire. C’est triste, mais c’est extrêmement normal.

Si la redevance TV devenait volontaire, il est très peu vraisemblable que la RSR puisse générer le même niveau de revenu et assurer les mêmes prestations, parce que des programmes d’information nationale et locale en 4 langues sont très chers à produire. Puisque la base de contributeurs diminuerait presque certainement, la redevance devrait augmenter sur une base plus petite de contribuables, rendant le système insoutenable. Alternativement, il devrait y avoir une augmentation considérable de la publicité. Contrairement à un système de souscription comme Netflix, qui peut vendre ses programmes dans des centaines de pays, des programmes comme Infrarouge ou Arena, ou les infos locales jurassiennes, ont une base de marché très petite. L’offre telle que nous la connaissons serait drastiquement réduite, et la satisfaction des téléspectateurs diminuerait certainement également. A ma connaissance, il n’y a aucun système de télévision publique qui est financé selon ce modèle.

La disparition ou la réduction massive de la SSR pourrait-elle être compensée par une offre privée? Pour savoir à quoi un système médiatique audiovisuel complètement privé ressemblerait, on peut penser à deux exemple: presse écrite suisse et la télévision américaine.

On sait bien ce qui s’est passé au cours des quinze dernière années dans la presse romande, où il n’y a pas d’acteur public: dans un marché petit marqué par le déclin des revenus publicitaires, la plupart des éditeurs romands ont été avalés par des mammouths alémaniques (Tamedia). Le feu Matin Bleu a été mangé par 20 Minutes qui recycle ses articles en allemand, le reste étant rédigé par des stagiaires. L’Hebdo a fermé ses portes, et le Matin, jadis le premier quotidien romand, va certainement enterrer son édition papier. Sur la ligne de touche, Christoph Blocher a racheté un bon nombre de journaux alémaniques avec une stratégie politique peu voilée.

Le deuxième exemple est la télévision américaine, où les grands réseaux privés (Fox, CNN, NBC) dominent les audiences sans interférence publique. Le résultat, ce sont des chaines hyper-politisées qui fonctionnent essentiellement en vase clos avec des profils idéologiques extrêmement marqués. Certains mettent en avant le role de la télévision dans le processus de polarisation qui a rendu la politique américaine si toxique au cours des dernières années. On ne saurait imaginer ce que ce genre de système dans un pays divers comme la Suisse pourrait créer.

Les arguments libertariens des pro-No Billag évoquent la liberté de choix comme argument, mais le monde dans lequel leurs utopies fonctionnerait n’existe malheureusement pas.

 

 

The Power of Economists in Government

My excellent colleague Johan Christensen has a new book out with Stanford on the power of economists in government. I talk to him about it here for the podcast we made for my research methods class with Natascha van der Zwan. New episodes will be up soon.

The Trump Russian leak twitter battleground

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Gephi has a tool to import tweets and map them as a network through hashtags. This is how it looks with the search key “Trump” just after the news came out in the Washington Post that Trump had allegedly leaked classified information to the Russian Ambassador and Foreign Minister. One can clearly see where the action is (in the orange area), but there seems to be a pro-Trump galaxy around the “MAGA” hashtag.

A network of votes in the Eurovision song contest 2017

The network below shows the country participants in yesterday’s Eurovision song contest connected to their top 3 recipients of votes (both jury and call-in votes). The colour of the arrows corresponds to the recipient. We can see the two main contenders Portugal and Bulgaria clearly standing out.

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The social base of Marine Le Pen and Emmanuel Macron

Emmanuel Macron and Marine Le Pen will be competing in the election run-off of the French presidential election on May 7th. It is fair to say that Macron and Le Pen propose completely opposed views of what France should be. Macron is a liberal cosmopolitan, is pro-EU and wants to relax employment protection, and Le Pen is a nationalist who champions a stronger role for the state. In recent work we have done with Line Rennwald, we found that the Front National had been the European Party that had moved the furthest to the left when it came to welfare state issues, at least when it came to its agenda (what they actually do is a different story).

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In line with this, the social classes that they appeal to are also completely opposed: Le Pen does the best among blue collar workers, while Macron is the most popular among managers and what sociologist call “socio-cultural professionals”, people in the creative industries, doctors, lawyers, intellectuals, and upper social categories (definitions for French categories are here). In 2002, Jacques Chirac had claimed that he represented “La France d’en bas” (France from the bottom) and not “La France d’en haut” (France from above). If we look at socio-economic categories, Macron is the candidate of the “France d’en haut”, and Le Pen the candidate of the “France d’en bas”.

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Le Pen and Macron vote shares across socio-economic categories. Data: IPSOS

Using electoral results data from the 1st round combined with socio-economic data on electoral districts (n= 551)  gathered by the French National Statistics Office, we can get an idea of how the Le Pen and Macron votes related to the social composition of districts, and notably the share of manual workers and socio-cultural professionals. I have run a few simple regressions to look at this. An obvious problem in this kind of analysis is that one risks making ecological fallacies: with socio-economic data at the district level, we don’t actually know who votes for Le Pen or Macron. But it can still give some useful information.

We know from opinion polls (e.g data above) that Marine Le Pen scores highest among manual workers. This is in line with recent research in other European countries. Indeed, the share of manual workers in electoral districts is clearly positively correlated with the strength of the Le Pen vote. Not controlling for anything else, a 1 prcentage point increase in the share of manual workers in French constituencies is associated with a 1.45 percentage point increase in the Le Pen vote share. The share of manual workers explains 37% of the variation in the Le Pen vote share, and the relationship is statistically significant at the 99.9% level. This relationship is the opposite for the Macron vote. The greater the proportion of manual workers in a district, the lower the vote share of Emmanuel Macron. For a 1 percentage point increase in the share of manual workers, on average the Macron vote share decreases by 0.85 percentage points (R2=0.34). This relationship is not statistically significant for the Macron vote if we control for the share of managers and immigration, however (click graphs to enlarge).

If we look at the social category of managers and socio-cultural professionals (the core base of the Macron electorate), or what we call “les cadres” in French, this relationship is reversed. The greater the proportion of cadres in an electoral district, the greater the Macron vote share, and the lower the Le Pen vote share.

Another way to look at this not to look at vote shares, and look at how the social composition of districts affects the probability of one candidate winning over the other. For this, I have created a dummy variable that captures who between Le Pen and Macron wins in electoral districts. The graphs below show how this probability evolves at different shares of working class voters in an electoral district. Logically, the probability to win increases with the share of working class voters for Le Pen, and decreases for Macron.

Finally, we can also look at the relationship between economic indicators such as unemployment and the vote shares of the two candidates. I couldn’t find data at the district level, so we can use the level of the department (France’s main administrative division). There is a positive relationship between unemployment and the vote share of Marine Le Pen (R= 0.58), and a negative one for Macron (-0.59) (N=102).

In the table below, I have regressed Le Pen and Macron vote shares by the socio-economic variables mentioned above, controlling for the share of foreign citizens per district. Data from INSEE only include people who do not have French citizenship and not French citizens of foreign descent. Not controlling for anything else, the effect of the share of immigrants is pretty small, (r-square 0.05 for Macron and 0.17 for Le Pen; not shown), but its coefficients are negative for both in the overall model, meaning that greater shares of foreign citizens mean lower vote shares for both candidates.

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